Traversée vers le Svalbard en voilier : récit d’une aventure

Traversée vers le Svalbard en voilier : récit d’une aventure

Traversée vers le Svalbard – l’histoire de Camille Dedenise, vous rappelera certainement un autre épisode du podcast. Et oui, vous avez été nombreux a adorer l’épisode avec la navigatrice Sandrine Pierrefeu. Dans l’épisode 71 du Camp de base, je mets à nouveau à l’honneur une histoire de mer.

Dans un monde où la rapidité et l’efficacité des transports modernes sont souvent synonymes de confort, un projet particulier s’élève contre cette tendance. Au printemps 2024, Camille Dedenise part en expédition plusieurs semaines. Mais elle ne veut pas acheter un billet d’avion. Elle entreprend plutôt une navigation en bateau vers l’Arctique. Elle décide rapidement de partir en expédition et que la traversée sera une part importante de l’aventure : pourquoi ne pas naviguer jusqu’à la Norvège ? Elle partage en détails les défis et les réalités d’une telle traversée à travers les mers du Nord et de Norvège, jusqu’à son arrivée au Svalbard. Le Svalbard, est un territoire sauvage où les glaciers dominent et où l’hiver semble ne jamais s’arrêter. En choisissant de voyager en bateau, elle opte pour une lenteur volontaire, une immersion totale en mer, loin des horizons clos d’un vol aérien.

Son travail artistique fait l’objet de deux épisodes dans le Camp de base en ce mois de février 2025. Dans le premier épisode (n° 71) mon invitée reprend son récit à travers les mers, en voilier : sa première expérience de sailing et la meilleure façon de traverser l’Europe pour se rendre au Svalbard. Dans la deuxième épisode (n°72), nous discutons ensemble sa pratique artistique et de la place des glaciers et de la nature. Une manière de partager et de raconter le rapport que nous avons

Camille Denise : l‘art de la navigation

L’expérience commence dans la tempête. À bord de l’Antigua, un ancien trois-mâts, l’artiste se trouve confrontée à une réalité qu’elle n’avait jamais imaginée : la mer, implacable, secoue le bateau, le mal de mer fait son apparition. Mais à chaque instant de doute, elle se rappelle sa devise : « You can do hard things ». C’est un défi, un apprentissage.

Les journées à bord sont marquées par des tâches simples mais essentielles : mettre en place les voiles, surveiller les conditions de la mer, préparer du thé pour l’équipage. Ces gestes répétés s’impriment dans sa mémoire, tandis que la mer devient une sorte de partenaire silencieuse. Le temps, sur l’eau, ne se mesure pas en heures mais en sensations, en vagues, en souffles de vent.

vignette de l'épisode du podcast avec Camille Dedenise

Traversée vers le Svalbard : entre glaces et vagues

Le trajet vers le Svalbard s’étend sur trois jours. L’un des moments les plus intenses survient à l’approche des glaces. En naviguant entre les icebergs, un silence étrange s’installe à bord. L’équipage, concentré, manœuvre avec soin, tandis que l’artiste prend conscience de la majesté et de la brutalité de la nature. Le froid mordant, les blocs de glace qui dérivent lentement, tout semble irréel et profond. C’est ici, face à cette immensité, que l’art de la navigation prend tout son sens. La mer, plus qu’un simple trajet, devient une réflexion sur le temps, la lenteur, et l’engagement dans l’instant présent.

L’artiste s’interroge sur sa place, non seulement dans ce voyage, mais dans le monde en général. Le fait de ralentir, de ne pas chercher à gagner du temps, mais plutôt à l’apprécier, transforme l’expérience en une véritable introspection. Les glaces ne sont pas seulement un obstacle naturel, mais une métaphore de l’effort personnel que demande ce voyage : chaque mouvement doit être mesuré, chaque décision prise avec soin.

Son travail artistique est aussi un travail scientifique. Celui de montrer que les hommes ne sont en rien supérieur à la nature, mais qu’ils doivent vivre en harmonie avec leur environnement. Au fil de l’eau, elle relate dans son journal de bord son expédition en mer pour rejoindre les terres des ours polaires . Dans ce. nouvel épisode du Camp de base, elle me raconte l’expérience de cette traversée, la préparation de son voyage, la vie à bord du voilier et les paysages qu’elle a traversé pendant son aventure. Aller sans escale dans le Camp de base, à la rencontre de Camille Dedenise.

L’Arrivée à Longyearbyen

Après ces jours de traversée, le voilier atteint enfin Longyearbyen, le port principal du Svalbard. L’art de voyager autrement n’a pas seulement permis à l’artiste de fuir la modernité rapide, mais de goûter au goût de l’authenticité. Cependant, une nouvelle étape commence : vivre sur cette terre isolée, dans une ville où la vie est marquée par la recherche scientifique et la proximité avec les éléments naturels Le logement est cher, l’adaptation à ce climat rigide est difficile, mais pour l’artiste, chaque moment passé ici est un prolongement de son expérience.

Au-delà de la traversée en mer vers le Svalbard

Ce projet, plus qu’un simple trajet vers le Svalbard, s’avère être une réflexion profonde sur le temps. Loin des circuits touristiques classiques, il propose une expérience du monde plus lente, plus consciente, où la mer elle-même devient un élément fondamental de la transformation personnelle.

Il ne s’agit pas simplement de rejoindre un endroit, mais de s’y rendre autrement. Tout cela ne se limite pas à un point d’arrivée, mais à chaque étape, à chaque mouvement du corps et de l’esprit. Par sa lenteur, par ses difficultés, l’expérience devient une véritable forme d’art. Et l’artiste, en la vivant, réalise que l’arrivée au Svalbard n’est que le début d’une aventure plus vaste : celle de réapprendre à prendre le temps.

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