Les jours sauvages : 50 jours de périple, 500 kilomètres par voie terrestre, à travers le Parc national de Denali et côtoyer les plus beaux sommets d’Alaska – Le documentaire Les jours sauvages est un film réalisé par Yohan Guignard et Alexandre Marchesseau. 4 amis connus du grand public : Alexandre, donc, Hélias Millerioux, Aurélien Lardy et Christophe Tricou. Ils racontent leur expédition et leurs difficultés au cœur de la faune sauvage, qu’ils traversent en total autonomie. Avec sensibilité et poésie, cette aventure amène ces quatre protagonistes à se poser la question de leur vraie nature, mais aussi celle de la performance et de l’amitié en montagne. Avant la projection du film dans le cadre des Rencontres Ciné Montagne en 2024, j’ai rencontré Alex, Aurel et Chris. Retour sur ce carnet d’aventure où la contemplation des grands espaces et le retour aux sources sont rois.

Genre : Film de voyage et d’aventure
Année de sortie : 2024
Écouter l’épisode du podcast >>>>
Les jours sauvages : désir d’une traversée en Alaska
Les 4 pionniers de ce documentaire dans le grand nord filment eux même leur progression. Ils partent avec 50 jours de nourriture et glissent avec leur matériel sur des pulkas, en tirant donc ces traîneaux à ski. Jusqu’à Anchorage, au bord de l’océan Pacifique, ils traversent par les glaciers avec pour objectif de gravir le Denali et le Mont Foraker.
Si vous suivez l’actualité, vous en avez certainement entendu parler début 2025. Trump l’a renommé en « mont McKinley », alors qu’il avait pris son nom autochtone de « Denali » depuis 10 ans. Le Mont a été nommé ainsi en 1896 en hommage au gouverneur de l’Ohio et 25è Président des Etats-Unis d’Amérique : William McKinley. Avec ses 6190m d’altitude, il est le plus haut sommet d’Amérique du Nord. En 2023, il est aussi le théâtre d’ascensions en haute montagne, à la découverte notamment du Mont Foraker.
Ecouter l’épisode avec Sophie Lavaux, dans son ascension vers les 14 sommets de plus de 8000m
Ôde au temps qui s’écoule
Bien installés dans un siège de cinéma – dans les différents festivals dans lesqels ce film a été projeté – les spetateurs voient défiler de magnifiques paysages et les émotions. Au début commence par un projet : celi de skier les plus jolies faces du continances. L’itinéraire revêt un défi particulier jusqu’à Anchorage. Il s’agit de survivre dans un écosystème où règnent ours, mouflons, caribous et autres animaux sauvages dans une région entre lacs, rivières et forêts. Pourtant les ascensionnistes croisent aussi des touristes débarqués en avion de brousse, pour une brève observation de la faune et un selfie avant de repartir.
Les jours sauvages fait-il de l’ensauvagement volontaire le dernier espoir de l’humanité ?
Sur ce vaste territoire, c’est bien un superbe histoire vraie en pleine nature sauvage qui nous est raconté. Elle nous invite, le long de la rivière, à nous poser la question de ce qu’est l’ensauvagement volontaire et s’il revêt un nouvel espoir pour l’humanité. L’ensauvagement volontaire (aussi appelé rewilding personnel) est une démarche individuelle ou collective qui consiste à se reconnecter intentionnellement à la nature, à réintégrer des modes de vie plus proches de ceux des sociétés traditionnelles ou préindustrielles, et à sortir, autant que possible, des normes de la société moderne technologique. Alors, regardez le film, et dites le moi en commentaire de cet article.
Qui est Hélias Millerioux ?
A l’origine de cette expédition, il y a Alex Marchesseau et Hélias Millerioux.
Hélias Millerioux est né en 1987 à Paris. Il est un alpiniste et guide de haute montagne français renommé. Il découvre l’escalade à l’âge de 14 ans et rejoint, à 21 ans, l’Équipe nationale française des jeunes alpinistes. À 25 ans, il obtient sa certification de guide à l’ÉNSA. Au fil des années, il a accumulé une vaste expérience en expéditions, réalisant des ascensions notables en Argentine, au Pérou, en Alaska, au Népal et au Pakistan. En 2017, avec ses compagnons Frédéric Degoulet et Benjamin Guigonnet, il réussit la face sud du Nuptse (7 681 m) au Népal, une performance qui leur vaut le prestigieux Piolet d’or en 2018. En 2019, il entreprend un voyage de deux mois au Yukon et en Alaska avec Thomas Delfino, Alexandre Marchesseau et Grégory Douillard. Ils atteignent le sommet du mont Logan (5 959 m) et effectuent la descente à ski, une aventure relatée dans le film « Logan, l’infini des steppes ». Il est reconnu pour son engagement dans l’alpinisme de haut niveau et son approche audacieuse des grandes parois du monde.
